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Norme afnor pifométrique

Dimanche 2 août 2009

Voici un petit bijou, d’autant plus appréciable que l’on a déjà touché à d’autre normes…

La pifomètrie est une science très ancienne et universelle et il est surprenant qu’elle n’ait suscité quasiment aucun travail. Il n’existe pas au Pavillon de Breteuil à Sèvres d’étalons d’unités pifomètriques.

Au moment où les « systèmes » s’organisent, où le C.G.S. a vécu, où le M.T.S. n’est plus qu’un souvenir et où le M.K.S. (avec ou sans A) triomphe dans les recommandations ISO, alors que l’AFNOR compte à son catalogue une série de normes sur les unités et symboles (NF X 02-001, X 02-002, NF X 02-003, X 02-004, NF X 02-006, et la série NF X 02-200) n’a jamais rien publié sur les unités pifométriques ; il est apparu aujourd’hui essentiel et urgent de combler ces graves lacunes.

Le pifomètre, instrument personnel, inaliénable consubstantiel à l’individu, n’est en vente nulle part jamais personne n’a eu besoin d’un pifomètre à vernier, encore moins d’un pifomètre à vis
micrométrique. L’instrument banal incorporé à l’individu, suffit en toute occasion. Peut-être discutable sur le plan de la fidélité, cet instrument est remarquable en justesse et inégalable en sensibilité.

La pifométrie conjugue souvent l’emploi d’au moins deux sens ce qui la rend plus performante; ceci est mis en évidence par l’expression bien connue à vue de nez, et justifié par le fait que quelqu’un qui
manque de flair se met souvent le doigt dans l’oeil.

http://www.qualiteonline.com/norme_afnor_pifometrique.pdf

Ces nombres pas si petits

Samedi 1 août 2009

Un prof, lors de l’un de ses cours, nous a fait une petite disgretion illustrée par un conte des mille et une nuit. N’ayant que peu de talents pour raconter les histoires, je me contenterai d’en résumer l’essentiel :

Un Roi très riche, désireux de récompenser un jeune paysan qui a délivré sa fille kidnappée, se propose de lui offrir ce qu’il désir. Le jeune paysan demande simplement au Roi de lui donner le nombre de grains de blé nécessaires pour remplir un échiquier à sa manière, soit un sur la première case, deux sur la seconde, quatre sur la troisième, huit sur la quatrième et ainsi de suite. Le Roi accepte bien entendu… sans savoir qu’il ne pourra jamais s’acquitter de sa dette !

Les nombres ne sont pas si petits qu’ils en ont l’air. Déjà, de quel nombre parle-t-on ? Un échiquier comporte 64 cases. Le nombre de grain sur chaque case peut s’écrire 2^(numéro de la case – 1). Le nombre total de grains est donc (2^64) – 1, soit environ 2^64. Si on est pas habitué à manipuler les puissances de 2, on peut se dire que ce n’est pas un si grand nombre que cela. A la louche pourtant, c’est un nombre entier à 20 chiffres (18446744073709551616 pour être précis). Sachant cela, on n’est pas forcement plus avancé.

Reprenons l’exemple du grain de blé : admettons qu’un seul grain de blé ait pour dimension 6 mm * 3 mm * 3 mm (c’est plus pour avoir un ordre de grandeur). Le volume du grain est donc de 6.10^-3 * 3.10^-3 * 3.10^-3, soit 45.10^-9 m^3.
Sur l’échiquier, on doit pouvoir placer 830103483316,92982272 m^3 de grains de blé, soit environ 830 km^3. Il y a fort à parier que cette montagne de blé soit visible de l’espace en fait…